Thursday, March 25, 2010

REMEMBER ME ***



The problem with “Remember me” is that a day after having seen the movie, I don’t remember much! It’s a sign. Not a good one. I am not talking about early signs of Alzheimer, I am talking about signs of a bad story. Not bad actually, but so predictable it’s almost as if you want to scream Polo at every Marco scene. Poor little rich damaged boy meets working class damaged girl, seduces her for nonsensical revenge plotted by sidekick geek friend, but then falls really in love as does the girl and the two of them bloom before the fall… It has all the ingredients of a Hallmark movie but it is much better than that mostly thanks to great acting by Pierce Brosnan (who is becoming quite a great actor over the years), Robert Pattinson (proving that he can do much more than the unfortunate Twilight series), Lena Olin, Emily de Ravin, Chris Cooper and more. I actually remember more than I thought…

Le problème avec “Remember me” (littéralement Souviens-toi de moi) est que un jour après avoir vu le film, je ne me souviens pas de grand chose! C'est un signe. Pas un bon signe et je ne parle pas de signes avant coureurs d'Alzheimer précoce. Ce n'est pas que l'histoire soit mauvaise mais elle est tellement prévisible qu'on a envie de crier Polo à chaque scène Marco. Pauvre petit mec riche endommagé rencontre jolie fille prolo endommagée (on se croirait dans Love Story), la séduit par défi et revanche bête ne pouvant pas penser qu'il va vraiment tomber amoureux d'elle et elle de lui et bref les histoires d'amour ont toujours un début, un milieu et.... une fin ! Rien de bien révolutionnaire mais le film fonctionne, principalement grâce aux acteurs : Pierce Brosnan (qui avec l'âge devient un très bon acteur), Robert Pattinson (qui prouve qu'il peut mieux faire que la série Twilight et tant mieux pour lui), Lena Olin, Emily de Ravin, Chris Cooper et d'autres ce qui rpouve qu'en fait je me souviens plus que je le croyais…

Wednesday, March 10, 2010

THE GHOST WRITER ****

It is good to have Polanski back and it is not a joke : the Ghost writer might be his best film in over a decade. Polanski is one of the best directors alive but it is sometimes hard to remember when you watch The Ninth Gate, Frantic, Pirates and... probably the worst of them all, Bitter Moon! These films were beautiful catastrophes ! The way Polanski plays the actors, the frames, the scenes, the light is pure magic and somehow it has been a constant in his films, good or bad. Luckily, The Ghost Writer is a very good one and everything in this movie falls right into place. It is better not to know too much about the story, only that it is twisted, ironic and a little dark but also funny in a very european "second degree" kind of way! I have always been fascinated by Polanski's "oblique" vision! Hard to explain what is essentially visual but there is one scene where the Ghost Writer (Ewan Mc Gregor) is sitting behind a desk. He is on the left side of the screen. The right side of the screen shows a huge window and behind the window a seascape of sand and dunes battered by the wind and the rain. Somehow, the spectator feels like keeping an eye on this window even though the scene takes place of the other side of the screen... for me, it is typical Polanski and I love it. In Rosemary's baby , there is a scene where the scary old lady answers the phone in the bedroom while Rosemary is waiting in the living-room, trying to hear the conversation the old lady is having. As a spectator, you almost lean to the right in order to see what is going on in this bedroom... These days, movies tend to be very much in your face (with very little work on the spectator's part), treating the spectator like a victim. I guess Polanski likes to play with our brains and he is a master at it. With him, the spectator becomes a consenting victim and it makes all the difference.

C'est le grand retour de Polanski et ce n'est pas une mauvaise blague : Le Ghost writer est probablement son meilleur film depuis une dizaine d'années. Polanski est un des plus grands cinéastes vivants mais c'est parfois difficile de s'en souvenir si l'on regarde The Ninth Gate, Frantic, Pirates, et ... le pire du pire, Bitter Moon : ces films étaient de magnifiques catastrophes. La façon dont Polanski joue les acteurs, les cadres, les scènes, les plans relève de la magie et c'est une constante dans ses films, qu'ls soient bons ou mauvais. Par chance, The Ghost Writer est un très bon film. Je pense qu'il n'est pas nécessaire d'en savoir trop sur l'histoire, mis à part qu'elle est complexe, ironique et un peu sombre mais avec une bonne dose d'humour au deuxième degré. J'ai toujours été fascinée par la vision "oblique" de Polanski. Difficile d'expliquer ce qui est avant tout visuel, mais il y a par exemple une scène où The Ghost Writer (Ewan Mc Gregor) est assis derrière un bureau. Il est sur le côté gauche de l'écran. La partie droite de l'écran montre une énorme fenêtre donnant sur une plage avec des dunes battues par le vent et la pluie. Le spectateur garde un oeil sur ce paysage alors que la scène se passe de l'autre côté de l'écran... typique Polanski. Dans Rosemary's baby, il y a une scène où l'affreuse vieille femme répond au téléphone dans la chambre tandis que Rosemary attend dans le living-room. Comme Rosemary, le spectateur aimerait bien entendre des bribes de conversation au point de se pencher vers la droite afin de voir ce qui se passe derrière la porte ! Le cinéma actuel a tendance à vous balancer des images brutalement et directement, sans passer par la case subtile. Ca ne demande pas beaucoup d'effort de la part du spectateur transformé en victime. Polanski est subtil et intelligent. Les victimes, ce n'est pas son truc, ce qu'il veut et ce qu'il parvient à faire c'est vous entrainer là ou il veut, de victime à victime consentante, il y a un monde...